Les séquelles

L’inceste

visuel_laPour mieux comprendre les conséquences de l’inceste sur le devenir des enfants, écoutez les témoignages des victimes devenues adultes, commentés par des spécialistes Muriel Salmona (psychiatre), Évelyne Josse (psychologue) et Noëlle le Dréau (généalogiste) dans le remarquable documentaire (2 DVD) réalisé par la sociologue Brigitte Lemaine intitulé : « LONGTEMPS APRÈS« , paru en octobre 2013.

 

Les séquelles

Séquelles de l'incesteÉtude américaine récente sur 17 000 personnes 50 ans après des violences et des négligences subies pendant l’enfance.

Les résultats sont proportionnels au nombre de violences et de négligences subies, score allant de 0 à 8.
Source : Felitti VJ, ACE Study, The Relationship of adverse childhood experiences to adult health status, 2010. Avec l’aimable concours de Aude Fiévet.

Séquelles de l’inceste

Troubles viscéraux chroniques, toutes maladies du système digestif dont particulièrement la maladie de Cröhn, vertiges, malaises, syncopes, vomissements, états nauséeux, états dépressifs, dépression nerveuse, maux de têtes persistants, migraines dites ophtalmiques, chutes de tension ou tension anormalement basse, hypoglycémies, maux de dos chroniques (généralement 3 dernières lombaires), fractures, eczémas, psoriasis, mort précoce, infarctus, hypertension, diabète, obésité, affections broncho-pulmonaires, hépatites, stress, angoisses et paniques, insomnies, troubles de la mémoire, perte de concentration…
Conduites à risques systématiques, tendances suicidaires, alcoolisme chronique, addiction aux drogues, addiction au tabac, attitude rebelle à long terme, grosses difficultés à accepter ou à se plier à l’autorité, marginalisation, syndrome de la bêtise, état hagard, prostration, état borderline, attitudes provocantes habituelles, colères, troubles de l’alimentation, désinsertion sociale…

Ces conséquences à long terme sont dues à des troubles psychotraumatiques chroniques qui s’installent quand les victimes de violences ne sont ni identifiées ni prises en charge ni protégées ni soignées.

Abandonnées seules avec une grande souffrance et un sentiment d’insécurité permanent, elles devront survivre en mettant en place des stratégies d’auto-traitement. Ces stratégies de survie auront de lourdes conséquences sur leur santé et seront, de plus, un facteur d’exclusion et de pauvreté, et un facteur de risque d’être à nouveau victime de violence ou de reproduire des violences.