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Interview de Muriel Salmona par 20minutes.fr

Muriel Salmona nous rappelle que moins de 8% des viols font l’objet d’une plainte aujourd’hui en France et que 80% des agresseurs sont connus des victimes.

Résumé : Les victimes sont peu ou pas informées sur ce qu’elles ont vécu ; en effet, elles ne savent pas pourquoi elles ont été paralysées, pourquoi elles n’ont pas crié, pourquoi elles n’ont pas pu se défendre. L’agresseur utilise d’ailleurs ces troubles pour prétendre que la victime était consentante. Muriel Salmona explique ces troubles par la mise en place d’une mémoire traumatique : la victime va revivre pendant des semaines, des mois, voire des années ce viol. Elle va vouloir éviter toute situation qui lui rappelle ce viol. Cela n’aide pas à porter plainte, car en parler, y penser, ce n’est pas possible. Des troubles de la mémoire vont se mettre en place au moment du viol, des amnésies notamment. On va reprocher à la victime par la suite ces troubles psycho-traumatiques, alors que ces troubles ne viennent pas de la victime, ce sont des réactions normales. Porter plainte peut être parfois maltraitant pour la victime ; c’est utile pour que l’agresseur arrête ses agressions et condamner l’agresseur est un signal fort de la société : cela signifie « On ne veut pas de ça ! ».

* Conseils à une victime qui va porter plainte : il faut qu’elle puisse se comprendre, qu’elle puisse comprendre tout ce qu’elle a vécu, tous les mécanismes
qui se sont mis en place et puis il y a des soins nécessaires,
* Pour qu’il y ait des soins, il faut une volonté politique importante, parce-qu’on constate que les psychiatres, les médecins, et les psychologues ne sont pas formés à la psycho-traumatologie aujourd’hui en France.

Vidéo : cliquez sur l’image ci-dessous

Muriel Salmona: Dans les cas de violences… par 20Minutes

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