Vos Questions

Vos Questions

Cette page a été créée pour centraliser les réponses à vos questions les plus fréquentes. Elle s’alimentera au fil du temps.

Liste des questions

  1. « Qu’est que l’EMDR ? »
  2. « La prescription n’est pas de 20 ans pour tout le monde. Pourquoi ? »
  3. « Je voudrais comprendre pourquoi je ne souffre pas pour moi, mais pour les autres. »
  4. « Je voudrais porter plainte : quels conseils me donnez-vous ? »
  5. « Je voudrais participer à votre groupe de parole. Que dois-je faire ? »

Réponses

1. « Qu’est que l’EMDR ? »

Réponse du Collectif Inceste :

C’est une technique. Ni plus, ni moins. D’abord, constatons que quoique découverte (par hasard, comme la plupart des grandes découvertes) en 1987 par la psychologue américaine Dre Francine Shapiro, et pratiquée depuis dans de nombreux pays, certaines victimes d’inceste en France n’ont encore jamais entendu parler de cette technique, même pas de la part de leur thérapeute (preuve en est que certains posent encore cette question). Étrange.

– Pour l’explication neurologique, l’EMDR semble agir directement sur le fonctionnement neurologique en rétablissant la capacité du cerveau à traiter l’information qu’il n’a pu traiter au moment de faits traumatiques (des attouchements sexuels, une agression, un viol, un accident, un deuil brutal).
On utilise pour cela des mouvements oculaires mais pas seulement. Des tapotements sur les mains, ou des auto-tapotements sur ses bras par l’enfant semblent efficaces aussi.
– Est-ce vraiment efficace ?
Aussi stupéfiant que cela puisse paraître, oui, c’est très efficace et cela diminue voire supprime certains symptômes réfractaires à d’autres approches chez certaines victimes.
Où trouver un praticien ?
Le site de « EMDR France » vous permettra de trouver un thérapeute formé dans votre département : http://www.emdr-france.org/

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2. « La prescription n’est pas de 20 ans pour tout le monde ? Pourquoi ? »

Voici une réponse (merci à l’association SOS Inceste pour Revivre de Nantes pour son travail de synthèse) :

Date de la prescription pour un acte commis sur mineur, depuis la Loi du 09/03/2004 Pour un dernier acte subi après le et si vous êtes né après le
Viol commis par
un ascendant légitime naturel ou adoptif ou toute personne ayant autorité sur la victime
ou un groupe
ou une personne armée ou recrutée via internet
aux 38 ans de la victime 10/07/1979
Crime commis avant le 10/07/1979 => PRESCRIT avant la loi du 10/07/1989
09/03/1976
Né avant le 09/03/1976 => prescrit (loi du 10/07/1989)
Viol (commis par personne n’ayant pas autorité) aux 38 ans de la victime 17/06/1988
Crime commis avant le 17/06/1988 => PRESCRIT avant la loi du 17/06/1998
09/03/1976
Né avant 09/03/1976 => prescrit (loi du 17/06/1998)
Délit sexuel commis sur moins de 15 ans par
un ascendant légitime naturel ou adoptif ou toute personne ayant autorité sur la victime
ou un groupe
ou une personne armée ou recrutée via internet
222-30 & 227-26
aux 38 ans de la victime 04/02/1992
Délit commis avant le 04/02/1992 => PRESCRIT avant la loi du 04/02/1995
17/06/1977
Né avant 17/06/1977 => prescrit avant la loi du 17/06/1998
Délit sexuel commis sur moins de 15 ans (commis par personne n’ayant pas autorité) aux 28 ans de la victime 17/06/1995
Délit commis avant le 17/06/1995 => PRESCRIT avant la loi du 17/06/1998)
09/03/1983
Né avant 09/03/1983 => prescrit avant la loi du 9/03/2004
Délit sexuel commis par
majeur ayant autorité sur la victime
ou un groupe
ou une personne armée ou recrutée via internet
227-27
aux 28 ans de la victime 04/02/1992
Délit commis avant le 04/02/1992 => PRESCRIT avant la loi du 04/02/1995
09/03/1983
Né avant 09/03/1983 => prescrit (loi du 17/06/1998)
Délit sexuel (commis par personne n’ayant pas autorité) aux 28 ans de la victime 17/06/1995
Délit commis avant le 17/06/1995 => PRESCRIT avant la loi du 17/06/1998)
09/03/1983
Né avant 09/03/1983 => prescrit (loi du 17/06/1998)

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3. « Je voudrais comprendre pourquoi je ne souffre pas pour moi, mais pour les autres. »

Réponse de Illel Kieser (psychologue clinicien) :

« Un excès de souffrance, dans la durée ou dans l’intensité d’un moment, annihile les sensations et les ressentis d’émotions primaires de l’organisme. Cela touche certains réseaux du cerveau qui organisent ainsi l’auto-préservation de l’organisme.
Les « zones » – réseaux – de la mémoire concernées par ces stimuli douloureux à l’excès sont également déconnectées – mais pas vidées. C’est la conscience du soi qui est préservée afin de pouvoir continuer à agir et à organiser la vie.

Par contre les réseaux concernés par les cellules miroirs ne sont pas touchés par cette « déconnexion », c’est pourquoi on peut continuer de ressentir pour les autres tout en percevant que, pour nous, cela semble vide. Cette double conscience décalée est probablement salutaire et contient le signe d’une mutation possible. Les psychopathes n’ont pas d’émotions empathiques. Chez eux, à coup sûr selon mon expérience mais non vérifié par IRM, les cellules miroirs sont inexistantes ou déconnectées du reste des réseaux émotionnels.

Les cellules miroirs nous mettent en relation avec l’autre, il s’agit d’une organisation instinctive primaire qui concernent également les vertébrés. »

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4. « Je voudrais porter plainte. Quels conseils me donnez-vous ? »

Réponse du Collectif Inceste :

Consultez d’abord notre page Porter Plainte, qui vous donne tous les conseils d’un officier de police judiciaire en gendarmerie, titulaire d’une formation sur le recueil de la parole de l’enfant victime.
Il faut vous rapprocher d’un bon avocat, qui a fait ses preuves auprès d’autres victimes, c’est à dire pas débordé, et motivé. Porter plainte vous engage dans un processus qui peut prendre 2 ans ou plus. Il faut vous attendre à devoir décrire dans les détails ce qui vous est arrivé. Il faut être très patient-e. Pourvoir vivre à côté sans y penser constamment car c’est très long. Il faut être solide, accompagné-e et soutenu-e par au moins un proche.
Et il faut rassembler le maximum d’éléments pour étayer votre dossier : témoignages de proches, d’autres victimes éventuelles, témoignages ou courriers de professionnels : médecins, psychologues, psychiatres, éducateurs, assistants sociaux, etc… à qui vous avez confié votre histoire. D’après notre sondage,  un quart environ des plaintes, seulement, débouche sur une condamnation. Il faut le savoir et s’y préparer.

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5. « Je voudrais participer à votre groupe de parole. Que dois-je faire ? »

Réponse du Collectif Inceste :

Consultez le paragraphe consacré à l’inscription à notre groupe de parole. Tout y est expliqué.

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