Association

L’Association « Collectif Inceste »

Historique

Collectif Inceste

L’association a été créée en juin 2009

Le Collectif Inceste est une association loi 1901 à but non lucratif, créée le 16 juin 2009 à la préfecture de la Gironde par deux rescapées de l’inceste. L’une modérait déjà depuis juillet 2008 des groupes de parole de victimes d’inceste pour le compte d’une autre association de victimes siégeant à Paris, et l’autre était une participante active des groupes de Bordeaux, éducatrice spécialisée de profession.
Nous souhaitions offrir un réseau d’entraide et d’information à destination des victimes de maltraitances sexuelles intra-familiales et de leurs proches. Habitant la Gironde, nous avons tout naturellement fondé notre structure à Bordeaux, notre action se voulant d’abord locale et de proximité.

Rescapés – hommes et femmes – ayant parfois gardé le silence pendant de longues années, les dépressions, les problèmes familiaux, les problèmes de santé, les problèmes d’argent, les addictions, qui sont des conséquences directes de l’inceste, nous les avons vécus et traversés. Les professionnels de santé qui savent aujourd’hui déceler sur nos corps les traces des attouchements, agressions ou viols subis il y a des années sont trop rares et de toute manière leur expertise n’a pas valeur de preuve. Les adultes qui nous ont touchés sont pour la plupart impunis et impunissables : pas de preuve… et, de toute façon, il y a prescription.

Le Collectif Inceste est totalement indépendant de tout mouvement politique, sectaire ou religieux.

Objectifs

  • changer les regards : sortir les victimes de leur isolement et leur « ghetto », lutter contre certains préjugés qui font frein à leur rétablissement et leur intégration dans notre société.

groupes de parole
organisation de débats public
présence active dans les médias et les réseaux sociaux

  • mieux détecter et mieux protéger : lutter contre le fatalisme ambiant. Nous pensons qu’il est possible de diminuer le nombre d’agressions sexuelles d’enfant, ou au moins de les détecter plus tôt, et ainsi éviter aux petites victimes d’attendre des années (12 à 15 ans en moyenne) avant d’oser en parler et d’entamer une démarche de soins.

projet prévention école
projet informations ados

  • pour des soins adaptés et accessibles à tous : pour que cesse enfin l’errance thérapeutique des victimes.

constitution d’un annuaire local
diffusion d’informations sur les dernières recherches médicales

diffusion d’informations sur le coût réel de l’inceste

  • pour une justice ferme et digne, sans haine ni déqualification du crime.

veille sur les procès en cours
soutien des victimes

Structure et fonctionnement

Nous avons volontairement choisi une structure collégiale, sans président, ni bureau. Nous souhaitons que tous et toutes puissent participer, apporter sa contribution, sa parole et son point de vue, et devenir le temps d’un projet ou d’une action un membre bénévole à part entière.
Le Collectif est ouvert à toutes les victimes d’inceste, sans distinction de sexe, d’ethnie, de culture ou de religion… ainsi qu’à leurs proches, et aux professionnels désireux de participer à nos groupes de parole, à nos réflexions et à nos actions. Nous avons d’ailleurs eu déjà le plaisir d’accueillir à plusieurs reprises lors de nos groupes de parole des psychologues et des thérapeutes qui ont apprécié l’esprit et le fonctionnement de nos échanges.
Nous sommes aussi ouverts et favorables à toute action commune avec les autres associations de victimes d’inceste. Nous entretenons des rapports amicaux avec plusieurs d’entre elles, éloignées géographiquement.

Financement

L’association vit uniquement grâce aux dons de ses membres. Nous n’exigeons aucune cotisation. Nous sommes tous bénévoles et nous ne bénéficions pour l’instant d’aucune subvention publique. En résumé : l’association existe parce-que nous le voulons bien.
Nous bénéficions toutefois de la générosité de la Fédération Œuvre Gironde Protection Enfance qui nous prête, depuis notre création, une salle de réunion un samedi après-midi par mois, où se tiennent nos groupes de parole.

En bref…

Si nous parvenons à changer les regards, à mobiliser les professionnels, à mener des opérations de sensibilisations auprès des jeunes, à améliorer la détection et la prise en charge des soins, nous serons proches du but.

Si nous parvenons à délier la parole d’un seul enfant, nous aurons gagné.

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